Guide · Création de site internet

Cahier des charges d’une refonte de site

Refaire un site n’est pas en fabriquer un neuf : il faut aussi préserver ce que l’ancien apportait. Voici les rubriques d’un cahier des charges de refonte, dont celles que les modèles classiques oublient : l’inventaire de l’existant et le plan de redirections.

Daniel FerrasCofondateur · Stratégie et développement

Mis à jour le 7 min de lecture

Croquis de maquettes d’écrans de smartphone sur une feuille, avec des notes et une paire de lunettes

L’essentiel en 30 secondes

Le cahier des charges d’une refonte ressemble à celui d’un site neuf, avec trois rubriques en plus : l’inventaire de l’existant (quelles pages, lesquelles apportent des visites), la décision page par page (garder, refaire, supprimer) et le plan de redirections des anciennes adresses vers les nouvelles. Google recommande des redirections permanentes côté serveur, à conserver au moins un an. Après la bascule, il faut compter des fluctuations de positions, le temps que Google recrawle le site. Sans plan, c’est souvent le référencement qui paie la refonte.

Sommaire
  1. Ce qu’une refonte ajoute à un cahier des charges classique
  2. Le modèle en dix rubriques
  3. L’inventaire de l’existant, avant de toucher à quoi que ce soit
  4. Le plan de redirections, page par page
  5. Le jour de la bascule : ce qui se vérifie
  6. Après la mise en ligne : ce qu’il faut surveiller
  7. Garder ce qui fonctionne, refaire le reste
  8. Budget et délais d’une refonte

Ce qu’une refonte ajoute à un cahier des charges classique

Pour un site neuf, on part d’une page blanche. Pour une refonte, il y a déjà des pages, des visiteurs, des liens venus d’autres sites, des positions sur Google. Le cahier des charges doit dire ce qu’on en fait : le dossier de France Num sur le cahier des charges s’applique aussi bien à une création qu’à une refonte. Il faut y ajouter ce qui fait le cœur d’une refonte : la prise en compte de ce qui existe déjà.

Si vous n’avez pas encore de cahier des charges, commencez par notre modèle pour un site internet, puis ajoutez les rubriques ci-dessous.

Le modèle en dix rubriques

RubriqueCe que vous y écrivez
1. ConstatPourquoi refaire le site : ce qui a vieilli, ce qui ne fonctionne plus, ce que les visiteurs ne trouvent pas.
2. Inventaire de l’existantLa liste de toutes les pages, avec pour chacune ses visites, ses positions et ses liens entrants.
3. DécisionsPour chaque page : à garder telle quelle, à réécrire, à fusionner avec une autre, à supprimer.
4. ObjectifsCe que le nouveau site doit produire de plus que l’ancien, chiffré et classé par priorité.
5. Pages et fonctionsNouvelle arborescence, fonctions à reconnecter (formulaires, agenda, paiement, comptes clients).
6. Plan de redirectionsLe tableau ancienne adresse → nouvelle adresse, page par page.
7. Design et contenusCe qui est repris, ce qui est refait, qui écrit, quelles photos.
8. Technique et conformitéNom de domaine conservé ou changé, hébergement, outil, mentions légales, cookies.
9. BasculeDate, personne responsable, ce qui se vérifie le jour même, retour arrière possible.
10. Suivi après mise en ligneCe qu’on surveille, pendant combien de temps, qui reçoit les alertes.

L’inventaire de l’existant, avant de toucher à quoi que ce soit

Google conseille de lister d’abord les anciennes adresses. Ses sources : le plan du site (sitemap) existant, les journaux du serveur et les statistiques de visites, et le rapport des liens vers votre site dans la Search Console.

Le rapport de performances de la Search Console montre combien de trafic vient de Google, par requête et par page. C’est votre carte des pages qui comptent. Pour chacune, notez trois choses : les visites qu’elle reçoit, les sites qui font un lien vers elle, et ce qu’elle doit devenir. Une page qui apporte des visites ne se supprime pas au nom du nouveau design.

Le plan de redirections, page par page

Changer de site, c’est souvent changer d’adresses. Sans redirection, chaque ancienne page devient une erreur « page introuvable » : pour Google comme pour le client qui l’avait enregistrée. Le plan de redirections est un tableau à trois colonnes.

Ancienne adresseNouvelle adresseDécision
/nos-services/plomberie//plomberie/Redirection 301
/actualites/2019//blog/Fusion
/mentions//mentions-legales/Redirection 301

Les règles de Google, à écrire dans le cahier des charges :

  • Des redirections permanentes côté serveur, quand c’est techniquement possible, plutôt que des solutions dans la page.
  • Chaque ancienne page vers la page équivalente. Google déconseille de rediriger de nombreuses anciennes adresses vers une seule destination sans rapport, comme la page d’accueil.
  • Pas de chaîne de redirections. Google conseille de garder leur nombre bas, idéalement pas plus de trois à la suite.
  • Des redirections conservées au moins un an, le temps que Google transfère tous les signaux vers les nouvelles adresses.

Les adresses du tableau sont un exemple, pas un cas réel.

Le jour de la bascule : ce qui se vérifie

Le nouveau site se construit sur une adresse de test, l’ancien restant en ligne. Le jour de la mise en ligne, quatre vérifications.

  1. Lever les blocages d’exploration. Certains sites bloquent Google pendant la construction, par un fichier robots.txt ou une consigne « noindex ». Google demande de les retirer avant la bascule : un oubli peut rendre le nouveau site invisible.
  2. Mettre à jour les liens internes pour qu’ils pointent vers les nouvelles adresses, et vérifier que chaque page indique sa propre adresse comme adresse de référence (balise canonique).
  3. Déposer le nouveau plan du site dans la Search Console, pour que Google découvre les nouvelles adresses.
  4. Tester le plan de redirections : ouvrir un échantillon d’anciennes adresses, en commençant par celles qui reçoivent le plus de visites, et vérifier qu’elles atterrissent au bon endroit.

Si vous changez aussi de nom de domaine, Google met à disposition un outil « Changement d’adresse » dans la Search Console. Il exige d’être propriétaire des deux sites dans l’outil, une redirection permanente de l’ancienne page d’accueil vers la nouvelle, et des redirections conservées au moins 180 jours. Il ne sert pas aux changements d’adresses à l’intérieur du même domaine.

Après la mise en ligne : ce qu’il faut surveiller

Google le dit lui-même : après un changement important, les positions peuvent fluctuer pendant qu’il recrawle et réindexe le site. Pour un site de taille moyenne, comptez quelques semaines ou plus avant que les nouvelles adresses remplacent les anciennes dans les résultats.

Surveillez dans la Search Console les rapports de plans de site, de couverture de l’index et d’erreurs d’exploration. Un pic d’erreurs « page introuvable » signale une redirection oubliée : corrigez-la vite. Notez dans le cahier des charges qui regarde ces rapports, et à quel rythme.

Garder ce qui fonctionne, refaire le reste

Une refonte n’oblige pas à tout jeter. Elle peut conserver vos contenus, votre nom de domaine et vos pages qui se placent bien sur Google, et ne reconstruire que le design et la technique. C’est le rôle de l’inventaire : décider avec des chiffres ce qui vaut la peine d’être gardé.

Un signe qui plaide pour une refonte : le site vieillit et ne donne plus confiance, il se lit mal sur mobile, il est lent, vous ne pouvez plus le modifier sans aide, ou il ne vous amène plus de demandes. Un audit de l’existant, avant le devis, dit ce qui se corrige et ce qui doit être reconstruit.

Budget et délais d’une refonte

Il n’existe pas de prix moyen fiable : une refonte de dix pages et celle d’une boutique en ligne ne se comparent pas. Le prix dépend du nombre de pages à reprendre, des textes et des photos que vous gardez ou que nous refaisons, du référencement à préserver et des fonctions à reconnecter.

Chez nous, le devis, ligne par ligne, arrive sous 48 h, après un premier échange sur votre site actuel. Le délai dépend surtout de la vitesse à laquelle vous validez la maquette et les textes : c’est là que se jouent les retards.

Sources

01Les questions qu’on nous pose

Refonte de site : vos questions

03Contact

Parlons de votre projet web

Devis sous 48 h, sans engagement. On vous dit ce qui est possible — et ce qui ne l’est pas.

Vidéo générée par IA à partir d’une photo de Géraldine, avec sa voix reproduite par IA. Transcription de la vidéo : « Bienvenue chez EP Digital, vous êtes au bon endroit. Nous créons votre site internet, nous vous rendons visible sur Google grâce au référencement, à la publicité et à votre fiche d’établissement. Et si vous le souhaitez, nous formons aussi vos salariés au digital. Chez nous, pas de jargon : un interlocuteur dédié et des résultats concrets. Un projet en tête ? Remplissez le formulaire, on vous rappelle sous 24 heures. »

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