Guide · Création de site internet

Cahier des charges d’un site internet : modèle

Un cahier des charges, c’est le document où vous écrivez ce que le site doit faire, pour qui et avec quoi, avant qu’on ne vous chiffre quoi que ce soit. Voici un modèle en dix rubriques, avec pour chacune la question à trancher.

Robin RichardChef de projet · Ingénierie IA

Mis à jour le 8 min de lecture

Une main annote au stylo des croquis de pages d’application sur une feuille

L’essentiel en 30 secondes

Un cahier des charges de site internet répond à dix questions : vos objectifs, vos cibles, les pages et les fonctions, les contenus, le style, la technique, le référencement et les obligations légales, l’organisation, le budget et le calendrier. Écrivez-le avant de demander des devis : il permet de comparer les offres ligne à ligne, et il sert de référence si un désaccord survient. Pour un site d’une seule page, une feuille suffit. Pas le temps de l’écrire ? Le premier échange sert justement à le construire avec vous.

Sommaire
  1. À quoi sert un cahier des charges, et quand s’en passer
  2. Le modèle en dix rubriques
  3. Objectifs et cibles : les deux rubriques qu’on bâcle
  4. Pages et fonctions : lister, puis trier
  5. Les obligations légales à écrire noir sur blanc
  6. Budget, validations et calendrier
  7. Cinq erreurs qui font déraper un projet
  8. Pas le temps de l’écrire : on le construit avec vous

À quoi sert un cahier des charges, et quand s’en passer

Il sert à quatre choses, que le dossier de France Num résume bien : vous obliger à clarifier vos objectifs, comparer les offres des prestataires, piloter le projet, et disposer d’une base à laquelle se référer en cas de litige.

Il n’a pas besoin d’être long. Une feuille de brief suffit pour un site d’une seule page ; quelques pages bien structurées suffisent pour un site vitrine ou une petite boutique. Ce qui compte, c’est que chaque rubrique soit remplie avec des choix, pas avec des intentions : « un site moderne » ne veut rien dire pour celui qui doit le fabriquer.

Le modèle en dix rubriques

Recopiez ce tableau dans votre traitement de texte et remplissez-le. Les exemples donnent le niveau de précision attendu, ils ne sont pas à reprendre tels quels.

RubriqueCe que vous y écrivez
1. ContexteQui vous êtes, ce que vous vendez, ce qui existe déjà (site, fiche Google, réseaux). Exemple : un plombier de Caen, quatre salariés, une fiche Google mais pas de site.
2. ObjectifsCe que le site doit produire, chiffré et classé par priorité. Exemple : passer de 5 à 15 demandes de devis par mois.
3. CiblesQui va sur le site, ce qu’ils cherchent, sur quel appareil. Exemple : des propriétaires qui cherchent un dépannage rapide, depuis leur téléphone.
4. PagesL’arborescence : les pages, dans l’ordre, avec leur but. Exemple : accueil, une page par prestation, une page par ville, contact.
5. FonctionsCe que le site doit savoir faire, classé « indispensable » ou « plus tard ». Exemple : indispensable, le formulaire de devis ; plus tard, le chat en direct.
6. ContenusQui écrit les textes, d’où viennent les photos, quelles langues. Exemple : textes rédigés par le prestataire, photos fournies, français seul.
7. StyleTrois sites qui vous plaisent, trois qui vous déplaisent, votre logo et vos couleurs. Exemple : sobre et aéré, jamais de fenêtres qui s’ouvrent toutes seules.
8. TechniqueNom de domaine, hébergement, outil, connexion à vos autres outils. Exemple : domaine à mon nom, WordPress, agenda de réservation à relier.
9. Référencement et légalCe qui doit être prévu pour Google et pour la loi. Exemple : titres et balises soignés, mentions légales, bandeau de cookies.
10. Organisation, budget, calendrierQui valide, combien de retours de corrections, enveloppe, date visée. Exemple : un seul interlocuteur, deux allers-retours, mise en ligne avant la saison.

Objectifs et cibles : les deux rubriques qu’on bâcle

On les remplit en une ligne, et tout le reste en dépend. Un site pour « être visible » et un site pour « recevoir des demandes de devis » ne s’organisent pas de la même façon : pas les mêmes pages, pas le même bouton en haut de l’écran.

  • Chiffrez l’objectif. France Num recommande de le formuler de façon quantifiable, par exemple une hausse des demandes de contact ou un nombre de ventes en ligne par mois, pour pouvoir juger le résultat.
  • Classez vos objectifs. Vous pouvez en avoir plusieurs, mais dites lequel passe avant les autres quand il faut arbitrer.
  • Décrivez chaque cible. France Num conseille un portrait par type de visiteur (le client qui cherche un fournisseur, celui qui compare, celui qui revient après son achat) et de noter les pages qui lui sont destinées.

Pages et fonctions : lister, puis trier

Écrivez l’arborescence sur une feuille, rubrique par rubrique. Pour une entreprise de services, les pages qui servent sont en général une page par prestation, une page par zone d’intervention, des réalisations et une page de contact qui donne le téléphone. C’est aussi ce qu’un site vitrine contient d’ordinaire.

Pour chaque fonction (formulaire, prise de rendez-vous, paiement, newsletter, blog), décrivez le comportement attendu, puis rangez-la dans « indispensable au lancement » ou « plus tard ». France Num donne le bon critère : est indispensable ce qui génère directement du chiffre d’affaires ou fait gagner un vrai temps. Pour un site vitrine, c’est le formulaire de contact ; le chat en direct peut attendre.

Les obligations légales à écrire noir sur blanc

Ne laissez pas ces points dans le flou : c’est le genre de sujet que chacun croit géré par l’autre. Écrivez dans le cahier des charges qui rédige quoi, et qui vérifie.

  • Les mentions légales. Un site professionnel doit afficher l’identité de l’entreprise, ses coordonnées, son numéro d’immatriculation et le nom de l’hébergeur. L’oubli est puni jusqu’à 375 000 € d’amende pour une société ; pour un entrepreneur individuel, 75 000 € et un an d’emprisonnement.
  • Les cookies. Le dépôt de cookies qui ne sont pas indispensables exige un consentement préalable, et la CNIL précise que refuser doit être aussi simple qu’accepter. Une partie des outils de mesure d’audience peut en être exemptée, à certaines conditions.
  • Les conditions générales de vente, si vous vendez à des particuliers : elles sont obligatoires, et leur absence est punie de 15 000 € d’amende pour une société. Le sujet est traité dans notre guide sur la création d’un site de vente en ligne.
  • L’accessibilité. Depuis le 28 juin 2025, les services de commerce électronique doivent être accessibles aux personnes handicapées, sauf pour les microentreprises (moins de 10 salariés et moins de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires ou de bilan). Même quand vous êtes exempté, mettre le sujet dans le cahier des charges coûte peu et profite à tous vos visiteurs.

Budget, validations et calendrier

Séparez le coût de création et les frais qui reviennent chaque année : hébergement, nom de domaine, maintenance, évolutions. Donnez votre enveloppe au prestataire : c’est la meilleure façon de recevoir un devis qui tient dedans, et de voir ce qui a dû être sacrifié pour y arriver.

France Num conseille de garder une réserve de 15 à 20 % du budget pour les ajustements, très fréquents. Il ajoute que vouloir tout faire d’emblée est la première source de dépassement : mieux vaut lancer les fonctions essentielles, parfaitement réalisées, et enrichir ensuite.

Le calendrier, lui, dépend beaucoup de vous. Les retards viennent le plus souvent des délais de validation côté client : textes à fournir, maquette à relire, tests à faire. Écrivez qui valide, sous quel délai, et combien de tours de corrections sont prévus.

Cinq erreurs qui font déraper un projet

  1. Décrire un style plutôt qu’un objectif. « Moderne et épuré » n’est pas un objectif ; « recevoir plus d’appels » en est un.
  2. Ne pas classer les fonctions. Tout paraît indispensable, donc tout est chiffré, donc le devis explose.
  3. Laisser « les textes, on verra » ouvert. Qui écrit, qui relit, combien de fois : c’est le poste où les délais se perdent.
  4. Oublier ce qui vient après la mise en ligne : maintenance, corrections, formation à la prise en main, qui garde les accès.
  5. Ne pas nommer une personne qui décide. Trois avis contradictoires sur la maquette coûtent plus cher qu’une fonction de plus.

Pas le temps de l’écrire : on le construit avec vous

Chez nous, le cahier des charges n’est pas un préalable. Le premier échange dure une heure, au téléphone ou au MOHO : on regarde votre marché, vos concurrents et ce que vous avez déjà, et on vous pose les questions du tableau ci-dessus. Vient ensuite un atelier de cadrage d’1 h 30 (cibles, offre, objections, concurrence) et une arborescence des pages, validée par écrit avant toute maquette.

Le devis arrive sous 48 h, ligne par ligne, avec ce qui est compris et ce qui ne l’est pas.

01Les questions qu’on nous pose

Cahier des charges : vos questions

03Contact

Parlons de votre projet web

Devis sous 48 h, sans engagement. On vous dit ce qui est possible — et ce qui ne l’est pas.

Vidéo générée par IA à partir d’une photo de Géraldine, avec sa voix reproduite par IA. Transcription de la vidéo : « Bienvenue chez EP Digital, vous êtes au bon endroit. Nous créons votre site internet, nous vous rendons visible sur Google grâce au référencement, à la publicité et à votre fiche d’établissement. Et si vous le souhaitez, nous formons aussi vos salariés au digital. Chez nous, pas de jargon : un interlocuteur dédié et des résultats concrets. Un projet en tête ? Remplissez le formulaire, on vous rappelle sous 24 heures. »

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